Joffrette, là où les spaghettis inanimés ont une âme, rouge et fruitée

J'en ai les spaghettis qui dansent la rumba ! RSS

Un Tumblelog comme un autre, mais celui-là s'appelle Joffrette.

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Mar
1st
Sun
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#3 : Morrissey - Years Of Refusal

Morrissey - Years Of Refusal

Le dernier de Morrissey, après Ringleadors Of The Tormentors (2006), superbe album, pas le plus rock mais résolument des plus puissants. Après ça, un Best Of (2008) où on a pu découvrir deux des titres du présent album (That’s How People Grow Up et All You Need Is Me). Et puis, on a pu écouter en live Something Is Squeezing My Skull. Tout récemment, avant la sortie de l’album il y a quelques jours en février 2009, on a pu entendre I’m Throwing My Arms Around Paris.

Clairement, Years Of Refusal, ne dépasse pas Ringleader. Je ne m’avancerai pas à tenter de le comparer à You Are The Quarry (2002), encore moins à Vauxhall And I (1994) avec lequel on trouvera difficilement des points communs (à part Londres, la pluie et la solitude, cela va sans dire !) Mais c’est plus par manque de recul qu’autre chose. Cependant, il demeure d’un très bon niveau. Tous les morceaux précédemment cités sont bons. Tous les morceaux de l’album sont bons, dois-je dire. Enfin, non : Pour l’instant, je n’accroche pas à Black Cloud, mais ça viendra peut-être avec le temps.

Originalité qui lui vient de je-ne-sais-où, les arrengements ont parfois une espèce de teinte “latine” assez inattendue (sur When Last I Spoke To Carol et You Were Good In Your Time). Je ne peux pas m’empêcher de penser à la référence à Pasolini sur You Have Killed Me (sur Ringleader). Je raconte peut-être n’importe quoi.

Enfin, on notera quand même la présence d’autres super morceaux. Sorry Doesn’t Help. Et puis, oui, même, surtout peut-être, même si le morceau est très accessible, It’s Not Your Birthday Anymore. Et franchement, y’a de quoi aimer ce morceau quand on y a de la grande poésie de cette trempe :

All of the gifts that they give can’t compare in any way
To the love I am now giving to you
Right Here
Right Now
On the floor.

Et les titres sont toujours aussi longs. Il est en forme !

Morrissey, il aurait appelé [“Magic America” de Blur] ‘Lalalalala, he wants to go to magic America’

So true ! Merci Winston.

Feb
24th
Tue
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#2 : Charles Bukowski - Au sud de nulle part.

Charles Bukowski - Au Sud de Nulle Part

C’est surtout Hank Chinaski qui sévit dans nombre de ces nouvelles, et j’aime encore plus que les Contes de la folie ordinaire. Il ne sait pas finir ses histoires, en tous cas ça le fait vraiment pas en français, mais il a ce style qui me fait ressentir ce qu’il veut que je ressente, un style d’une étonnante efficacité, peut-être parce que c’est un peu autobiographique - ce qui est la plus mauvaise raison à ce que ça parle à quiconque, mais ça m’est troublant. Et cet humour ! Ce fils de pute de médecin nazi, ces cageots avec qui il se colle, ses potes clodos, et des magazins de spiritueux à tous les coins de rue. La poésie, aussi, qui se retrouve dans des magazines underground, avec ces gens qui vienent écouter ses lectures à l’Université alors qu’il est déjà saoul et ne se souviendra de rien le lendemain. Le style, donc, indéniablement. Et comme il le dit, surtout, la classe.

Feb
19th
Thu
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#1 : David Bowie - Station To Station.

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Un album de moins de 40 minutes, mais avec six titres, ça nous fait des morceaux relativement dodus. Indépendemment de tout celà, c’est un album très profond.

Dès le début, LE Morceau incroyable, Station To Station. Si Chakib finit par pondre son texte là dessus, je linkerai, parce que ce sera très intéressant de parler de la Création artistique. Ici, Bowie est The Thin White Duke. On s’incline, ça c’est du titre qui pète !

Golden Years est très sympa, un peu pesante au début bien-sûr, à cause des pics aigus sur “aaaangeeeel” - SCHBAM, tg. MAIS elle est sympa, disais-je.

Word On A Wing, une chanson sur la Foi, très belle. Bowie a l’air d’avoir un rapport “yo-yo” avec la spiritualité. D’ailleurs, citation de Bowie-même :

Religion is for those who believe in Hell, spirituality is for those who have been there.

TVC15, on dirait du bon McCartney, franchement j’adore cette chanson ! Bien trippante, le piano est super entraînant, ça te booggie du cul, tu chantes avec lui en faisant les choeurs et tout. Wouuuh \o/

Stay. Intro, bien ; la fin à partir du solo, bien. Entre les deux, je reste encore sceptique, mais j’espère changer d’avis avec le temps.

Wild Is The Wind, en bon morceau clôturant l’album, est su-perbe.

Feb
18th
Wed
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#0 : Charles Bukowski - Contes de la folie ordinaire.

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C’est ma première lecture de Bukowski. Un recueil de nouvelles. Le style est expéditif et ne sert que l’essentiel des éléments nécessaires à la narration - c’est du moins l’impression qu’il donne de prime abord. Car les descriptions sont courtes et finalement très précises, elles sonnent juste. L’humour est très présent, glissé comme par inadvertance mais avec finesse dans les dialogues ou les brèves descriptions.

L’auteur est souvent le personnage central des nouvelles, ce qui donne un air très attachant d’autobiographie. J’ai cependant été tentée de réduire quelques passages voire certaines nouvelles à une sorte de Sade moderne, une comparaison boiteuse pour dire que les scènes de cul qui ne sont là que pour mettre une scène de cul, bon ben ça pue. Mais c’est aussi ça le jeu de l’auto-fiction, surtout quand l’auteur est un personnage à bouquins. Et puis, il y a aussi du fantastique là dedans, du bon vieux délire qui greffe des éléments extraordinaires à l’ordinaire.

Franchement, cette lecture était très intéressante. Au minimum, c’est une pierre supplémentaire à l’édifice de la réflexion autour des rapports entre l’artiste et son oeuvre.